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Licence 2 · Calcul différentiel L2 — Fonctions de plusieurs variables et optimisation

Extrema libres et liés

Extrema libres et liés

1. Points critiques et extrema libres

Soit f:R2Rf:\mathbb{R}^2\to\mathbb{R} différentiable. On dit que aa est un point critique de ff si f(a)=(0,0)\nabla f(a) = (0,0).

Condition nécessaire d'extremum local : si ff admet un extremum local (libre, c'est-à-dire sans contrainte) en aa, alors aa est un point critique : f(a)=0\nabla f(a)=0. (Cette condition est nécessaire mais pas suffisante : un point critique peut être un minimum, un maximum, ou un point-selle — ni l'un ni l'autre.)

Méthode générale :
1. Résoudre f(x,y)=(0,0)\nabla f(x,y) = (0,0) pour trouver les points critiques.
2. Calculer HfH_f en chaque point critique et étudier son signe (voir leçon précédente).
3. Conclure selon le tableau ci-dessous.

2. Classification par la hessienne (cas n=2n=2)

En un point critique aa, posons r=fxx(a)r=f_{xx}(a), s=fxy(a)s=f_{xy}(a), t=fyy(a)t=f_{yy}(a), et Δ=rts2=detHf(a)\Delta = rt-s^2 = \det H_f(a).


Δ\DeltarrNature de aa
|---|---|---|




Δ>0\Delta>0r>0r>0Minimum local strict
Δ>0\Delta>0r<0r<0Maximum local strict
Δ<0\Delta<0Point-selle (ni min ni max)
Δ=0\Delta=0Cas dégénéré, étude approfondie nécessaire

Exemple résolu 1 : f(x,y)=x2+y22x4y+5f(x,y)=x^2+y^2-2x-4y+5. f=(2x2,2y4)=(0,0)    (x,y)=(1,2)\nabla f = (2x-2,\,2y-4) = (0,0) \iff (x,y)=(1,2). Point critique unique (1,2)(1,2). Hf=(2002)H_f = \begin{pmatrix}2&0\\0&2\end{pmatrix} partout, donc Δ=4>0\Delta=4>0, r=2>0r=2>0 : (1,2)(1,2) est un minimum local (et global, car ff est convexe). f(1,2)=1+428+5=0f(1,2) = 1+4-2-8+5=0.

Exemple résolu 2 (point-selle) : f(x,y)=x2y2f(x,y) = x^2-y^2. f=(2x,2y)=(0,0)    (x,y)=(0,0)\nabla f = (2x,-2y)=(0,0) \iff (x,y)=(0,0). Hf(0,0)=(2002)H_f(0,0) = \begin{pmatrix}2&0\\0&-2\end{pmatrix}, Δ=4<0\Delta = -4<0 : (0,0)(0,0) est un point-selle. En effet, le long de l'axe xx (y=0y=0), f(x,0)=x2f(x,0)=x^2 admet un minimum en 00 ; mais le long de l'axe yy (x=0x=0), f(0,y)=y2f(0,y)=-y^2 admet un maximum en 00 : le point n'est ni minimum ni maximum global de ff au voisinage.

3. Extrema sous contrainte : position du problème

On cherche maintenant les extrema de f(x,y)f(x,y) non plus sur tout R2\mathbb{R}^2, mais en se restreignant à une contrainte g(x,y)=0g(x,y)=0 (une courbe). On parle d'extremum lié (ou sous contrainte).

Exemple typique : maximiser f(x,y)=xyf(x,y)=xy sous la contrainte g(x,y)=x+y10=0g(x,y)=x+y-10=0 (c'est-à-dire x+y=10x+y=10).

4. Méthode des multiplicateurs de Lagrange

Théorème (Lagrange) : si ff et gg sont C1\mathcal C^1 et si aa est un extremum local de ff sous la contrainte g(a)=0g(a)=0, avec g(a)0\nabla g(a)\neq0, alors il existe λR\lambda\in\mathbb{R} (le multiplicateur de Lagrange) tel que

f(a)=λg(a)\nabla f(a) = \lambda \, \nabla g(a)

Géométriquement, ceci signifie que la ligne de niveau de ff passant par aa est tangente à la courbe contrainte {g=0}\{g=0\} en aa (les deux gradients sont colinéaires).

Méthode pratique : on introduit le lagrangien

L(x,y,λ)=f(x,y)λg(x,y)\mathcal L(x,y,\lambda) = f(x,y) - \lambda\, g(x,y)

et on résout le système des trois équations Lx=0\dfrac{\partial \mathcal L}{\partial x}=0, Ly=0\dfrac{\partial \mathcal L}{\partial y}=0, Lλ=0\dfrac{\partial \mathcal L}{\partial \lambda}=0 (cette dernière équation redonnant simplement la contrainte g(x,y)=0g(x,y)=0). Cela revient à résoudre :
f(x,y)=λg(x,y)etg(x,y)=0\nabla f(x,y) = \lambda\,\nabla g(x,y) \quad \text{et} \quad g(x,y)=0

5. Exemple résolu complet

Énoncé : maximiser f(x,y)=xyf(x,y)=xy sous la contrainte x+y=10x+y=10 (x,y>0x,y>0).

Résolution : posons g(x,y)=x+y10g(x,y)=x+y-10. f=(y,x)\nabla f = (y,x), g=(1,1)\nabla g=(1,1). L'équation de Lagrange f=λg\nabla f = \lambda\nabla g donne y=λy=\lambda et x=λx=\lambda, donc x=yx=y. Avec la contrainte x+y=10x+y=10, on obtient x=y=5x=y=5. Le candidat est (5,5)(5,5), avec f(5,5)=25f(5,5)=25.

Vérification que c'est bien un maximum : en paramétrant la contrainte par y=10xy=10-x (avec 0<x<100<x<10), on étudie h(x)=f(x,10x)=x(10x)=10xx2h(x)=f(x,10-x)=x(10-x)=10x-x^2, fonction d'une seule variable. h(x)=102x=0    x=5h'(x)=10-2x=0 \iff x=5, et h(x)=2<0h''(x)=-2<0 : hh admet un maximum en x=5x=5, donc ff admet bien un maximum sous contrainte en (5,5)(5,5), valeur 2525.

6. Remarque : plusieurs contraintes

Avec pp contraintes g1(x)=0,,gp(x)=0g_1(x)=0,\ldots,g_p(x)=0 (indépendantes), la condition de Lagrange devient f(a)=i=1pλigi(a)\nabla f(a) = \sum_{i=1}^p \lambda_i \nabla g_i(a), avec pp multiplicateurs. Ce cas plus général, ainsi que l'étude des conditions du second ordre pour les extrema liés, sera repris et approfondi dans le cours d'optimisation de L3.

Exercices de la leçon

Exercice 1

Trouver le(s) point(s) critique(s) de f(x,y)=x2+y2+2xf(x,y) = x^2+y^2+2x.

Corrigé

f(x,y)=(2x+2,2y)\nabla f(x,y)=(2x+2,\,2y). f=(0,0)    x=1\nabla f=(0,0) \iff x=-1 et y=0y=0. Point critique unique : (1,0)(-1,0).

Exercice 2

Pour f(x,y)=x2+y24x+2f(x,y)=x^2+y^2-4x+2, le point critique (2,0)(2,0) est :

Corrigé

Hf=(2002)H_f=\begin{pmatrix}2&0\\0&2\end{pmatrix} (constante), Δ=4>0\Delta=4>0, r=2>0r=2>0 : c'est un minimum local (et global, ff étant convexe).

Exercice 3

Vrai ou faux : un point critique d'une fonction de deux variables est toujours un extremum local.

Corrigé

Faux. Un point critique peut être un point-selle, qui n'est ni un minimum ni un maximum local. Exemple : (0,0)(0,0) pour f(x,y)=x2y2f(x,y)=x^2-y^2.

Exercice 4

Classer le point critique (0,0)(0,0) de f(x,y)=xyf(x,y)=xy.

Corrigé

f=(y,x)\nabla f=(y,x), nul en (0,0)(0,0) uniquement. Hf(0,0)=(0110)H_f(0,0)=\begin{pmatrix}0&1\\1&0\end{pmatrix}, Δ=0×012=1<0\Delta = 0\times0-1^2=-1<0 : c'est un point-selle. En effet f(x,0)=0f(x,0)=0 tandis que f(x,x)=x2>0f(x,x)=x^2>0 et f(x,x)=x2<0f(x,-x)=-x^2<0 au voisinage de 00.

Exercice 5

Trouver et classer les points critiques de f(x,y)=x33x+y2f(x,y) = x^3-3x+y^2.

Corrigé

fx=3x23=0    x=±1f_x=3x^2-3=0 \iff x=\pm1, fy=2y=0    y=0f_y=2y=0\iff y=0. Points critiques : (1,0)(1,0) et (1,0)(-1,0). Hf(x,y)=(6x002)H_f(x,y)=\begin{pmatrix}6x&0\\0&2\end{pmatrix}. En (1,0)(1,0) : Δ=6×2=12>0\Delta=6\times2=12>0, r=6>0r=6>0 : minimum local. En (1,0)(-1,0) : Δ=6×2=12<0\Delta=-6\times2=-12<0 : point-selle.

Exercice 6

Maximiser f(x,y)=x+yf(x,y)=x+y sous la contrainte g(x,y)=x2+y22=0g(x,y)=x^2+y^2-2=0 par la méthode de Lagrange.

Corrigé

f=(1,1)\nabla f=(1,1), g=(2x,2y)\nabla g=(2x,2y). Lagrange : 1=2λx1=2\lambda x et 1=2λy1=2\lambda y, donc x=yx=y (en supposant λ0\lambda\neq0, ce qui est le cas car f0\nabla f\neq0). Avec la contrainte x2+y2=2x^2+y^2=2 : 2x2=2    x=±12x^2=2 \iff x=\pm1. Deux candidats : (1,1)(1,1) avec f(1,1)=2f(1,1)=2, et (1,1)(-1,-1) avec f(1,1)=2f(-1,-1)=-2. Comme le cercle est compact, ff y atteint son maximum et son minimum : le maximum est 22 en (1,1)(1,1), le minimum est 2-2 en (1,1)(-1,-1).

Exercice 7

Vrai ou faux : dans la méthode de Lagrange, la condition f(a)=λg(a)\nabla f(a) = \lambda \nabla g(a) signifie que les lignes de niveau de ff et de gg sont tangentes en aa.

Corrigé

Vrai. Les gradients sont toujours orthogonaux aux lignes de niveau correspondantes. Si f(a)\nabla f(a) et g(a)\nabla g(a) sont colinéaires, les lignes de niveau de ff et de gg passant par aa ont la même direction normale en aa, donc sont tangentes en ce point.

Exercice 8

Trouver le rectangle de périmètre 2020 (donc x+y=10x+y=10 pour les côtés x,yx,y) d'aire maximale, en utilisant Lagrange ou substitution directe.

Corrigé

On maximise f(x,y)=xyf(x,y)=xy sous x+y=10x+y=10. Par Lagrange (vu en cours) ou substitution y=10xy=10-x : h(x)=x(10x)h(x)=x(10-x), h(x)=102x=0    x=5h'(x)=10-2x=0\iff x=5, h(x)=2<0h''(x)=-2<0 donc maximum. On obtient x=y=5x=y=5 : le rectangle d'aire maximale à périmètre fixé est un carré, d'aire 2525.

Exercice 9

Soit f(x,y)=x2+y4f(x,y)=x^2+y^4. Montrer que (0,0)(0,0) est un minimum global, mais que le critère de la hessienne (cas n=2n=2) ne permet pas de le détecter directement.

Corrigé

Minimum global direct : f(x,y)=x2+y40f(x,y)=x^2+y^4 \geq 0 pour tout (x,y)(x,y), avec égalité ssi x=0x=0 et y=0y=0. Donc f(0,0)=0f(0,0)=0 est bien le minimum global. Limite du critère de la hessienne : fx=2xf_x=2x, fy=4y3f_y=4y^3, nuls en (0,0)(0,0) (point critique confirmé). fxx=2f_{xx}=2, fyy=12y2f_{yy}=12y^2, fxy=0f_{xy}=0. En (0,0)(0,0) : Hf(0,0)=(2000)H_f(0,0)=\begin{pmatrix}2&0\\0&0\end{pmatrix}, detHf=0\det H_f=0 : c'est le cas dégénéré, où le critère standard (Δ,r\Delta,r) ne permet pas de conclure. Il faut alors une analyse directe (comme ci-dessus) pour trancher.

Exercice 10

Minimiser f(x,y)=x2+y2f(x,y)=x^2+y^2 sous la contrainte g(x,y)=x+2y5=0g(x,y)=x+2y-5=0 par Lagrange, et interpréter géométriquement le résultat.

Corrigé

f=(2x,2y)\nabla f=(2x,2y), g=(1,2)\nabla g=(1,2). Lagrange : 2x=λ2x=\lambda, 2y=2λ=4x2y=2\lambda=4x (en substituant λ=2x\lambda=2x), donc y=2xy=2x. Avec x+2y=5x+2y=5 : x+4x=5    x=1x+4x=5 \iff x=1, donc y=2y=2. Le point est (1,2)(1,2), avec f(1,2)=1+4=5f(1,2)=1+4=5. Interprétation géométrique : f(x,y)=x2+y2f(x,y)=x^2+y^2 est le carré de la distance à l'origine ; on cherche donc le point de la droite x+2y=5x+2y=5 le plus proche de l'origine. C'est exactement le pied de la perpendiculaire à la droite passant par l'origine, ce qui est cohérent avec la condition de colinéarité des gradients de Lagrange.

Exercice 11

Vrai ou faux : pour appliquer le théorème de Lagrange en un point aa de la contrainte g(x,y)=0g(x,y)=0, il faut nécessairement que g(a)(0,0)\nabla g(a)\neq(0,0).

Corrigé

Vrai. Si g(a)=(0,0)\nabla g(a)=(0,0), le théorème de Lagrange ne s'applique pas (la courbe {g=0}\{g=0\} peut avoir un point singulier en aa, sans tangente bien définie), et il faut étudier le point séparément.

Exercice 12

Trouver les extrema de f(x,y)=x2yf(x,y)=x^2y sous la contrainte x2+y2=1x^2+y^2=1 (cercle unité) par la méthode de Lagrange.

Corrigé

f=(2xy,x2)\nabla f=(2xy,x^2), g=(2x,2y)\nabla g=(2x,2y). Lagrange : 2xy=2λx2xy=2\lambda x et x2=2λyx^2=2\lambda y. Cas x=0x=0 : la contrainte donne y=±1y=\pm1, et f(0,±1)=0f(0,\pm1)=0. Cas x0x\neq0 : de la première équation, λ=y\lambda=y (en divisant par 2x2x). En substituant dans la seconde : x2=2yy=2y2x^2=2y\cdot y=2y^2. Avec la contrainte x2+y2=1x^2+y^2=1 : 2y2+y2=1    y2=13    y=±132y^2+y^2=1 \iff y^2=\frac13 \iff y=\pm\frac{1}{\sqrt3}, et x2=23x^2=\frac23. La valeur de f=x2y=23×(±13)=±233f=x^2y = \frac23\times\left(\pm\frac{1}{\sqrt3}\right) = \pm\frac{2}{3\sqrt3}. Sur le cercle (compact), ff atteint son maximum 233\frac{2}{3\sqrt3} et son minimum 233-\frac{2}{3\sqrt3} en ces points (les points avec x=0x=0 donnant la valeur intermédiaire 00, donc pas des extrema globaux).

Exercice 13

Soit f(x,y)=(x1)2+(y2)2f(x,y) = (x-1)^2+(y-2)^2, et la contrainte g(x,y)=yx2=0g(x,y)=y-x^2=0 (parabole). Trouver le point de la parabole le plus proche du point (1,2)(1,2) par Lagrange.

Corrigé

On cherche à minimiser f(x,y)=(x1)2+(y2)2f(x,y)=(x-1)^2+(y-2)^2 (distance au carré au point (1,2)(1,2)) sous la contrainte g(x,y)=yx2=0g(x,y)=y-x^2=0. f=(2(x1),2(y2))\nabla f=(2(x-1),2(y-2)), g=(2x,1)\nabla g=(-2x,1). Lagrange : 2(x1)=2λx2(x-1)=-2\lambda x et 2(y2)=λ2(y-2)=\lambda. En substituant y=x2y=x^2 (contrainte) et λ=2(x22)\lambda=2(x^2-2) dans la première équation : 2(x1)=2x×2(x22)=4x3+8x2(x-1) = -2x\times2(x^2-2) = -4x^3+8x, soit 2x2+4x38x=0    4x36x2=0    2x33x1=02x-2+4x^3-8x=0 \iff 4x^3-6x-2=0 \iff 2x^3-3x-1=0. On vérifie que x=1x=-1 est racine : 2(1)3(1)1=2+31=02(-1)-3(-1)-1=-2+3-1=0 ✓. On factorise 2x33x1=(x+1)(2x22x1)2x^3-3x-1=(x+1)(2x^2-2x-1), dont les autres racines sont x=2±4+84=1±32x=\dfrac{2\pm\sqrt{4+8}}{4}=\dfrac{1\pm\sqrt3}{2}. Il y a donc trois points critiques sous contrainte à examiner pour déterminer lequel donne effectivement la distance minimale (typiquement celui le plus proche en abscisse de x=1x=1).

Exercice 14

Vrai ou faux : la méthode de Lagrange fournit toujours un maximum (jamais un minimum).

Corrigé

Faux. La méthode de Lagrange donne les points où la condition nécessaire f=λg\nabla f=\lambda\nabla g est satisfaite — ce sont des candidats à être extrema (minimum, maximum, ou parfois ni l'un ni l'autre). Il faut ensuite comparer les valeurs de ff en ces points, ou utiliser des arguments de compacité, pour déterminer la nature de chaque candidat.

Exercice 15

Expliquer pourquoi, pour minimiser f(x,y)=x2+y2f(x,y)=x^2+y^2 sous la contrainte xy=1xy=1 (x,y>0x,y>0), on peut directement utiliser l'inégalité arithmético-géométrique plutôt que Lagrange, et retrouver le résultat par Lagrange pour vérifier.

Corrigé

Méthode directe (AM-GM) : pour x,y>0x,y>0, x2+y22xy=2x^2+y^2 \geq 2xy = 2 (car xy=1xy=1), avec égalité si et seulement si x=yx=y. Comme xy=1xy=1 et x=yx=y, on obtient x=y=1x=y=1. Minimum =2=2. Vérification par Lagrange : f=(2x,2y)\nabla f=(2x,2y), g=(y,x)\nabla g=(y,x) (pour g(x,y)=xy1g(x,y)=xy-1). Lagrange : 2x=λy2x=\lambda y et 2y=λx2y=\lambda x. En multipliant ces deux équations : 4xy=λ2xy4xy = \lambda^2 xy, donc (puisque xy=10xy=1\neq0) λ2=4\lambda^2=4, λ=±2\lambda=\pm2. Avec λ=2\lambda=2 : 2x=2y    x=y2x=2y \iff x=y, cohérent avec la contrainte xy=1xy=1 donnant x=y=1x=y=1 (le cas λ=2\lambda=-2 donnerait x=yx=-y, incompatible avec x,y>0x,y>0). Les deux méthodes confirment le même résultat, ce qui illustre l'intérêt de croiser les approches quand c'est possible.

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