Fiche récapitulative générée pour impression / export PDF.

Licence 1 · Logique, ensembles et raisonnement

Méthodes de raisonnement mathématique

Méthodes de raisonnement mathématique

### 1. Raisonnement direct

Le raisonnement direct consiste à partir de l'hypothèse PP et à enchaîner une suite d'implications vraies jusqu'à atteindre la conclusion QQ :

PP1P2QP \Rightarrow P_1 \Rightarrow P_2 \Rightarrow \cdots \Rightarrow Q

Exemple : Montrer que si nn est pair, alors n2n^2 est pair. On suppose nn pair : n=2kn = 2k avec kZk \in \mathbb{Z}. Alors n2=4k2=2(2k2)n^2 = 4k^2 = 2(2k^2), qui est bien de la forme 2×entier2 \times \text{entier}, donc n2n^2 est pair.

### 2. Raisonnement par contraposée

Pour montrer PQP \Rightarrow Q, on peut montrer la contraposée QP\overline{Q} \Rightarrow \overline{P}, logiquement équivalente (section 3 de la leçon 1). Cette méthode est utile lorsque la négation de QQ donne plus de prise au calcul que PP lui-même.

Exemple : Montrer que si n2n^2 est pair, alors nn est pair. On montre la contraposée : si nn est impair, alors n2n^2 est impair. En effet n=2k+1n2=4k2+4k+1=2(2k2+2k)+1n = 2k+1 \Rightarrow n^2 = 4k^2+4k+1 = 2(2k^2+2k)+1, qui est impair. Par contraposition, n2n^2 pair n\Rightarrow n pair.

### 3. Raisonnement par l'absurde

Pour montrer qu'une proposition PP est vraie, on suppose P\overline{P} et on en déduit une contradiction (une proposition manifestement fausse, ou deux propositions contradictoires entre elles). On conclut alors que P\overline{P} est fausse, donc PP est vraie.

Exemple classique : Montrer que 2\sqrt{2} est irrationnel. Par l'absurde, supposons 2=p/q\sqrt{2} = p/q avec p,qNp, q \in \mathbb{N}^* premiers entre eux (fraction irréductible). Alors p2=2q2p^2 = 2q^2, donc p2p^2 est pair, donc pp est pair (section 2) : p=2kp = 2k. En substituant : 4k2=2q24k^2 = 2q^2, soit q2=2k2q^2 = 2k^2, donc q2q^2 est pair, donc qq est pair. Mais alors pp et qq sont tous les deux pairs, contredisant le fait qu'ils sont premiers entre eux. Cette contradiction montre que 2\sqrt{2} ne peut pas s'écrire comme une fraction : il est irrationnel. \square

### 4. Raisonnement par disjonction de cas

On découpe l'ensemble des situations possibles en plusieurs cas exhaustifs (qui couvrent toutes les possibilités), et on prouve la proposition dans chaque cas séparément.

Exemple : Montrer que pour tout entier nn, n(n+1)n(n+1) est pair. Cas 1 : nn est pair, n=2kn=2k : alors n(n+1)=2k(n+1)n(n+1) = 2k(n+1) est pair. Cas 2 : nn est impair, donc n+1n+1 est pair, n+1=2kn+1=2k : alors n(n+1)=2knn(n+1) = 2kn est pair. Les deux cas étant exhaustifs (tout entier est pair ou impair), la propriété est vraie pour tout nn.

### 5. Raisonnement par récurrence simple

Pour montrer qu'une propriété P(n)P(n) est vraie pour tout entier nn0n \geq n_0, le principe de récurrence demande de vérifier :

- Initialisation : P(n0)P(n_0) est vraie.
- Hérédité : nn0, P(n)P(n+1)\forall n \geq n_0,\ P(n) \Rightarrow P(n+1).
- Conclusion : par le principe de récurrence, P(n)P(n) est vraie pour tout nn0n \geq n_0.

Exemple complet : Montrer que nN, k=0nk=n(n+1)2\forall n \in \mathbb{N},\ \displaystyle\sum_{k=0}^{n} k = \frac{n(n+1)}{2}.

- Initialisation (n=0n=0) : k=00k=0\sum_{k=0}^{0} k = 0 et 0×12=0\frac{0 \times 1}{2} = 0. L'égalité est vraie.
- Hérédité : on suppose P(n)P(n) vraie, c'est-à-dire k=0nk=n(n+1)2\sum_{k=0}^{n} k = \frac{n(n+1)}{2} (hypothèse de récurrence). Montrons P(n+1)P(n+1) :

k=0n+1k=k=0nk+(n+1)=n(n+1)2+(n+1)=(n+1)(n2+1)=(n+1)(n+2)2\sum_{k=0}^{n+1} k = \sum_{k=0}^{n} k + (n+1) = \frac{n(n+1)}{2} + (n+1) = (n+1)\left(\frac{n}{2}+1\right) = \frac{(n+1)(n+2)}{2}

ce qui est exactement la formule attendue pour n+1n+1. Donc P(n)P(n+1)P(n) \Rightarrow P(n+1).
- Conclusion : par récurrence, nN, k=0nk=n(n+1)2\forall n \in \mathbb{N},\ \sum_{k=0}^n k = \frac{n(n+1)}{2}. \square

### 6. Récurrence forte (ou double)

La récurrence forte autorise à utiliser, dans l'étape d'hérédité, toutes les hypothèses P(n0),P(n0+1),,P(n)P(n_0), P(n_0+1), \ldots, P(n) (et pas seulement P(n)P(n)) pour démontrer P(n+1)P(n+1) :

(P(n0)P(n0+1)P(n))P(n+1)\big(P(n_0) \wedge P(n_0+1) \wedge \cdots \wedge P(n)\big) \Rightarrow P(n+1)

C'est indispensable lorsque l'étape de récurrence a besoin de remonter plus loin que le rang précédent (par exemple pour des suites définies par un+1u_{n+1} en fonction de unu_n et un1u_{n-1}).

Exemple : Soit la suite définie par u0=1,u1=1u_0=1, u_1=1 et un+2=un+1+unu_{n+2} = u_{n+1}+u_n pour tout nn. Montrer que un2nu_n \leq 2^n pour tout n0n \geq 0.

- Initialisations (il en faut deux, car la relation relie un terme à ses deux prédécesseurs) : u0=120=1u_0=1\leq 2^0=1 ; u1=121=2u_1=1\leq 2^1=2.
- Hérédité forte : on suppose uk2ku_k \leq 2^k pour tout kn+1k \leq n+1 (avec n0n\geq 0), et on montre un+22n+2u_{n+2}\leq 2^{n+2} :

un+2=un+1+un2n+1+2n2n+1+2n+1=2n+2u_{n+2} = u_{n+1}+u_n \leq 2^{n+1}+2^n \leq 2^{n+1}+2^{n+1} = 2^{n+2}

- Conclusion : par récurrence forte, un2nu_n \leq 2^n pour tout n0n \geq 0. \square

### 7. Analyse-synthèse

La méthode d'analyse-synthèse s'utilise pour des problèmes d'existence et d'unicité :

- Analyse : on suppose qu'un objet vérifiant les conditions demandées existe, et on en déduit, par des implications nécessaires, sa forme précise (cela restreint les candidats possibles, mais ne prouve pas encore l'existence).
- Synthèse : on vérifie que le candidat trouvé à l'étape d'analyse satisfait bien toutes les conditions initiales (cela prouve l'existence effective).

Exemple : Montrer que toute fonction f:RRf : \mathbb{R} \to \mathbb{R} s'écrit de manière unique comme somme d'une fonction paire gg et d'une fonction impaire hh.

Analyse : si f=g+hf = g+h avec gg paire et hh impaire, alors en remplaçant xx par x-x : f(x)=g(x)+h(x)=g(x)h(x)f(-x) = g(-x)+h(-x) = g(x)-h(x). On a donc le système f(x)=g(x)+h(x)f(x)=g(x)+h(x) et f(x)=g(x)h(x)f(-x)=g(x)-h(x), d'où nécessairement :

g(x)=f(x)+f(x)2h(x)=f(x)f(x)2g(x) = \frac{f(x)+f(-x)}{2} \qquad h(x) = \frac{f(x)-f(-x)}{2}

Le candidat est donc entièrement déterminé : c'est l'unicité.

Synthèse : on vérifie que ces g,hg, h ainsi définis conviennent. g(x)=f(x)+f(x)2=g(x)g(-x) = \frac{f(-x)+f(x)}{2} = g(x) : gg est bien paire. h(x)=f(x)f(x)2=h(x)h(-x) = \frac{f(-x)-f(x)}{2} = -h(x) : hh est bien impaire. Et g(x)+h(x)=f(x)+f(x)2+f(x)f(x)2=f(x)g(x)+h(x) = \frac{f(x)+f(-x)}{2}+\frac{f(x)-f(-x)}{2} = f(x) : la décomposition est correcte. C'est l'existence. \square

### 8. Comment choisir sa méthode

| Situation | Méthode recommandée |
|---|---|
| Hypothèse riche, calcul direct possible | Raisonnement direct |
| La négation de la conclusion est plus simple à manipuler | Contraposée |
| Énoncé d'impossibilité ou d'irrationalité | Absurde |
| Plusieurs cas séparés couvrant toutes les possibilités | Disjonction de cas |
| Propriété indexée par N\mathbb{N} | Récurrence (simple ou forte selon la dépendance) |
| Existence ET unicité d'un objet | Analyse-synthèse |

Exercices de la leçon

Exercice 1

Pour montrer PQP \Rightarrow Q par contraposée, que doit-on démontrer ?

Corrigé

La contraposée de PQP \Rightarrow Q est QP\overline{Q} \Rightarrow \overline{P}, logiquement équivalente à l'implication de départ.

Exercice 2

Dans une preuve par l'absurde de PP, que suppose-t-on au départ ?

Corrigé

Le raisonnement par l'absurde suppose la négation de ce qu'on veut démontrer, P\overline{P}, et cherche à en tirer une contradiction logique, ce qui permet de conclure que PP est vraie.

Exercice 3

Quelles sont les deux étapes obligatoires d'une preuve par récurrence simple ?

Corrigé

Le principe de récurrence repose sur la vérification de l'initialisation (la propriété est vraie au premier rang) et de l'hérédité (la propriété se transmet d'un rang au suivant), ce qui permet de conclure pour tous les rangs.

Exercice 4

Vrai ou faux : la méthode d'analyse-synthèse sert à prouver l'existence et l'unicité d'un objet mathématique.

Corrigé

Vrai. L'analyse détermine la forme nécessaire du candidat (donnant l'unicité), et la synthèse vérifie que ce candidat satisfait bien toutes les conditions (donnant l'existence).

Exercice 5

Pour démontrer "nN\forall n \in \mathbb{N}, nn pair ou nn impair \Rightarrow \ldots" en distinguant les deux cas, quelle méthode utilise-t-on ?

Corrigé

Découper la preuve selon que nn est pair ou impair (les deux cas étant exhaustifs et s'excluant mutuellement) est l'exemple typique d'un raisonnement par disjonction de cas.

Exercice 6

Pourquoi la preuve de l'irrationalité de 2\sqrt{2} utilise-t-elle un raisonnement par l'absurde ?

Corrigé

"2\sqrt{2} est irrationnel" signifie "2\sqrt{2} n'est pas de la forme p/qp/q" : c'est un énoncé négatif, sans prise directe pour une construction. Supposer le contraire (existence d'une fraction irréductible p/q=2p/q=\sqrt 2) donne au contraire des objets concrets (pp, qq) sur lesquels raisonner jusqu'à la contradiction.

Exercice 7

Soit u0=2u_0=2 et un+1=2unu_{n+1}=\sqrt{2u_n}. On veut montrer 0<un20 < u_n \leq 2 pour tout nn. Que doit-on vérifier à l'étape d'hérédité ?

Corrigé

L'hérédité d'une récurrence simple consiste à montrer que si la propriété est vraie au rang nn (hypothèse de récurrence 0<un20<u_n\leq 2), alors elle est vraie au rang n+1n+1 (0<un+120<u_{n+1}\leq 2). C'est exactement l'implication de l'option A.

Exercice 8

Vrai ou faux : dans une récurrence forte, on peut utiliser l'hypothèse P(n)P(n) seule pour démontrer P(n+1)P(n+1), exactement comme en récurrence simple.

Corrigé

Faux (ou du moins incomplet) : la récurrence forte autorise à utiliser toutes les hypothèses P(n0),,P(n)P(n_0), \ldots, P(n), pas seulement la dernière. C'est une hypothèse plus riche que la récurrence simple, utile quand la relation de récurrence dépend de plusieurs termes antérieurs (comme la suite de Fibonacci).

Exercice 9

Pour prouver par contraposée que "n2n^2 impair \Rightarrow nn impair", que doit-on démontrer ?

Corrigé

La contraposée de "n2n^2 impair \Rightarrow nn impair" est "non(nn impair) \Rightarrow non(n2n^2 impair)", c'est-à-dire "nn pair \Rightarrow n2n^2 pair".

Exercice 10

Dans l'étape d'analyse de la décomposition f=g+hf = g+h (paire + impaire), que fait-on exactement ?

Corrigé

L'analyse part de l'hypothèse qu'un objet vérifiant les conditions existe et en déduit, par implications nécessaires, sa forme explicite — ici g(x)=f(x)+f(x)2g(x)=\frac{f(x)+f(-x)}{2} et h(x)=f(x)f(x)2h(x)=\frac{f(x)-f(-x)}{2}. Vérifier que ce candidat convient est l'étape de synthèse (option B), qui vient après.

Exercice 11

Démontrer par récurrence que pour tout nNn \in \mathbb{N}, 4n14^n - 1 est divisible par 33.

Corrigé

Initialisation (n=0n=0) : 401=11=0=3×04^0 - 1 = 1-1 = 0 = 3 \times 0, qui est bien divisible par 33.

Hérédité : supposons que 4n14^n - 1 est divisible par 33, c'est-à-dire qu'il existe kZk \in \mathbb{Z} tel que 4n1=3k4^n - 1 = 3k (hypothèse de récurrence), donc 4n=3k+14^n = 3k+1. Montrons que 4n+114^{n+1}-1 est divisible par 33 :

4n+11=4×4n1=4(3k+1)1=12k+41=12k+3=3(4k+1)4^{n+1} - 1 = 4 \times 4^n - 1 = 4(3k+1) - 1 = 12k + 4 - 1 = 12k+3 = 3(4k+1)

C'est bien un multiple de 33. Donc P(n)P(n+1)P(n) \Rightarrow P(n+1).

Conclusion : par le principe de récurrence, 4n14^n - 1 est divisible par 33 pour tout nNn \in \mathbb{N}. \square

Exercice 12

Soit n2n \geq 2 un entier. Vrai ou faux : pour montrer que tout entier n2n\geq 2 admet un diviseur premier, on peut raisonner par récurrence forte en utilisant, pour traiter le cas où nn n'est pas premier, l'hypothèse de récurrence appliquée à un diviseur strict de nn supérieur ou égal à 22.

Corrigé

Vrai. Si nn est premier, nn est son propre diviseur premier. Si nn n'est pas premier, n=abn=ab avec 2a<n2\leq a < n ; comme a<na < n, l'hypothèse de récurrence forte (valable pour tous les rangs 2,,n12,\ldots,n-1) s'applique à aa, qui admet donc un diviseur premier, qui divise aussi nn. C'est un exemple typique où la récurrence forte est nécessaire (le rang n1n-1 seul ne suffit pas, aa pouvant être bien plus petit que n1n-1).

Exercice 13

Démontrer par l'absurde que pour tout entier n2n \geq 2, nn n'est pas à la fois pair et premier, sauf n=2n=2. Plus précisément, montrer que si nn est premier et n2n \neq 2, alors nn est impair.

Corrigé

Raisonnement par l'absurde. Soit nn premier avec n2n \neq 2. Supposons, par l'absurde, que nn est pair : il existe kZk \in \mathbb{Z} tel que n=2kn = 2k.

Comme n2n \geq 2 et n2n \neq 2, on a n3n \geq 3, donc nn est pair et 4\geq 4 (le plus petit pair 3\geq 3 qui n'est pas 22), donc k=n/22k = n/2 \geq 2.

On a alors 2n2 \mid n avec 212 \neq 1 et 2n2 \neq n (car n4>2n \geq 4 > 2). Le nombre 22 est donc un diviseur de nn strictement compris entre 11 et nn, ce qui contredit la définition de nn premier (un nombre premier n'a que 11 et lui-même comme diviseurs positifs).

Cette contradiction montre que l'hypothèse "nn est pair" est fausse : donc nn est impair. \square

Exercice 14

On définit u0=1u_0=1, u1=3u_1=3 et un+2=3un+12unu_{n+2}=3u_{n+1}-2u_n. Pour montrer par récurrence que un=2n+11u_n=2^{n+1}-1 pour tout nNn\in\mathbb{N}, combien de rangs d'initialisation sont nécessaires, et pourquoi ?

Corrigé

La relation un+2=3un+12unu_{n+2}=3u_{n+1}-2u_n relie un terme à ses deux prédécesseurs immédiats un+1u_{n+1} et unu_n. L'étape d'hérédité ne peut donc démarrer qu'à partir du rang où les deux prédécesseurs sont connus, ce qui impose d'initialiser les deux premiers rangs : u0=20+11=1u_0 = 2^{0+1}-1 = 1 (vrai par définition) et u1=21+11=3u_1 = 2^{1+1}-1 = 3 (vrai par définition). On vérifie ensuite l'hérédité : si un=2n+11u_n=2^{n+1}-1 et un+1=2n+21u_{n+1}=2^{n+2}-1, alors un+2=3(2n+21)2(2n+11)=32n+22n+23+2=22n+21=2n+31u_{n+2} = 3(2^{n+2}-1) - 2(2^{n+1}-1) = 3\cdot 2^{n+2} - 2^{n+2} - 3 + 2 = 2\cdot 2^{n+2} - 1 = 2^{n+3}-1, ce qui est bien la formule au rang n+2n+2. Une relation d'ordre 22 nécessite donc toujours 22 initialisations.

Exercice 15

Vrai ou faux : le raisonnement par contraposée et le raisonnement par l'absurde sont deux méthodes strictement identiques.

Corrigé

Faux. La contraposée prouve PQP\Rightarrow Q en démontrant directement QP\overline{Q}\Rightarrow\overline{P} (sans jamais supposer PP). L'absurde prouve une proposition PP en supposant P\overline P et en l'associant à d'autres hypothèses déjà établies pour atteindre une contradiction quelconque (pas nécessairement P\overline P lui-même) ; le raisonnement par l'absurde est plus général et ne se limite pas aux implications.

AlphaMath Académie · Méthodes de raisonnement mathématique · Logique, ensembles et raisonnement